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Merzhin - Poussières
Bohémien sans frontière
C'est ainsi qu'on me nomme
A visage découvert
Je demande à ces hommes
Quel est mon chemin
Je demande au voyant
Il ne me répond pas
Je demande aux passants
Mais ils croisent les doigts
Et je reste là
Naufragé volontaire, le nez dans la poussière
Et je reste à prier, infinie comédie
Et je reste à crier, infinie comédie
Il suffit d'un clin d'oeil à la belle étrangère
La route s'éclaire au milieu du désert
Le chemin le plus dur
Passe à travers les dunes
C'est le chemin des purs
Des écorchés à vif
Je laisse le futur
Aux coeurs naïfs
Là où je suis passé
Je ne repasse plus
Ma révolte est fléchée
Loin des chemins de ronde
C'est marqué : "inconnu"
Ici commence le monde
A coté de l'ornière, aujourd'hui comme hier
Et je reste à prier, infinie comédie
Et je reste à crier, infinie comédie
Il suffit d'un clin d'oeil à la belle étrangère
La route s'éclaire au milieu du désert
Bohémien sans frontière
C'est ainsi qu'on me nomme
A visage découvert
Je rencontre des hommes
Dans cet univers
J'ai vu dans la poussière
Un seul chemin
Celui qui nous ramène
A l'état de poussières
On s'amarre si bien
La bouteille à la main
Plus de superstitions
La loi de l'impulsion
Et je fonce devant
Comme un loup hurlant
Et je reste à prier, infinie comédie
Et je reste à crier, infinie comédie
Il suffit d'un clin d'oeil à la belle étrangère
La route s'éclaire au milieu du désert
Et je reste à prier, infinie comédie
Et je reste à crier, infinie comédie
Il suffit d'un clin d'oeil à la belle étrangère
La route s'éclaire au milieu du désert
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Merzhin - Nu et noir de pieds
Aux portes d'Oran sous le ciel de nos vies
Les mains dans les poches, à cette époque en péril
Le bonheur c'est batel, car au bout pas de prix
Nous allons sur l'instant, nus et noirs de pieds
La manne de nos coeurs, exposée en sursis
Un drôle de monde, qui part en sourire
La rascasse de tes os, pour un peu d'ironie
Allez va fangoulle, je vais nu et noir de pied
Je retourne d'où je viens
Et ce lieu m'est étrange
J'ai perdu tous mes liens
Et un peu de ma chance
Je suis nu et noir de pied
Je suis nu et noir de pied
Tout un choix de couleur, pour un temps de kémia
Le goût et l'odeur, grâce aux nuits de nouba
Nos temples sont ailleurs, pour un temps en tout cas
La mort de ton âme, nous courons nus et noirs de pieds
On souffle en silence, dans le creux de nos lits
Un jour sans lendemain, nous avons dû partir
Poussés par l'instinct et désir de survivre
Tu as vu le soleil est parti en morceaux
Je retourne d'où je viens
Et ce lieu m'est étrange
J'ai perdu tous mes liens
Et un peu de ma chance
Je suis nu et noir de pied
Je retourne d'où je viens
Et ce lieu m'est étrange
J'ai perdu tous mes liens
Et un peu de ma chance
Je suis nu et noir de pied
Je suis nu et noir de pied
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Merzhin - La rue calumet
En un clin d'oeil tu m'allumes, goudron dans les plumes
Je me laisserais bien aller sans rien espérer
Ta peau fond lentement, mes nerfs se consument
Au petit coin je résume, années d'infortune
Nos têtes à têtes brulées dans la rue Calumet
Recouvert de brûlures, j'ai le souffle coupé
Les cheveux emmêlés sur ta robe de papier
Ton parfum, tes saveurs me font toujours trembler
Je flirte à la mesure, ne passerai jamais le mur
J'observe ton oeil s'enflammer
Aux bons souvenirs tu filtrais nos baisers
Regarde je suis condamné
Accorde-moi une dernière volonté
Sans toi, j'peux plus respirer, je m'en mords les doigts de ne pas avoir su t'éliminer
Pour toi, aurais-je la volonté, j'ai si souvent rêvé que tu allais partir en fumée
Je joue avec le feu, qui le premier fera ses adieux...
Mes neurones accumulent, délires ridicules
La bave au coin des lèvres, je deviens ton Pitt bull
Dans tes yeux ma gitane, que tu sois blonde ou brune
Une dernière bouffée, que tu finisses en cendres
Sur le bout de ma langue entre les doigts tu danses
Je flirte à la mesure, ne passerai jamais le mur
J'observe ton oeil s'enflammer
Aux bons souvenirs tu filtrais nos baisers
Regarde je suis à tes pieds
Et t'en profites pour m'écraser
Sans toi, j'peux plus respirer et je m'en mords les doigts de ne pas avoir su t'éliminer
Pour toi, aurais-je la volonté, j'ai si souvent rêvé que tu allais partir en fumée
en fumée ...
Je joue avec le feu, qui le premier fera ses adieux...
Sans toi, j'peux plus respirer et je m'en mords les doigts de ne pas avoir su t'éliminer
Pour toi, aurais-je la volonté, j'ai si souvent rêvé que tu allais partir en fumée
Sans-toi j'peux plus respirer, j'y pense à chaque fois que tu me laisses seul au café
D'en bas, repère des sinistrés, j'ai si souvent rêvé que tout allait partir en fumée...
en fumée...
Je joue avec le feu, qui le premier fera ses adieux...
Je déchire notre amour de papier, j'écraserai notre amour mal consumé
Je joue avec le feu, qui le premier fera ses adieux...
Je déchire notre amour de papier, et j'écrase notre amour mal consumé
Je te crache à la figure, et infiltre l'ouverture
Je déchire notre amour de papier, et j'écrase notre amour mal consumé
Je joue avec le feu, qui le premier fera ses adieux...
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Merzhin - La cour des grands
Elle me dit que je prends le temps, sous mon costume de Peter Pan
Avec moi les heures défilent lentement, la balle est toujours dans mon camp
Serait-ce un jeu d'enfant, à se casser les dents
Je n'aurai bientôt plus d'alibi pour ne pas prendre la carte du parti
Si l'amour me fausse compagnie, je continuerai en dents de scie
Un pied dans la cour des grands mais moi je suis
So lonely, see me lonely
So lonely, so lonely long
Elle me le dit sans prendre de gants, Je sais qu'elle m'attend au tournant
Elle parle de vases communicants, la goutte d'eau c'est débordant
J'en ai suivi des thérapies, comme le dimanche dans sa famille
Seul comme un chien dans un jeu de filles, j'rejoins le bal des insoumis
Un pied dans la cour des grands
Mais moi je fuis
So lonely, see me lonely
So lonely, so lonely long
Elle me dit que je perds mon temps, dans mon costard de roi des glands
Je ne serai jamais son lieutenant ni le toutou à sa maman
Je reste tout seul mon amie, j'en ai soupé des jakadi
Les chiennes de garde ont leurs dandy, moi ma chemise a ses faux plis
Un pied dans la cour des grands
Mais moi je suis
So lonely, see me lonely
So lonely, so lonely long
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Merzhin - Des filons dans nos failles
Percer, Creuser des filons dans nos failles
Trouver de l'or dans nos murailles
Quand elle se fendille la carapace
Qui nous recouvre, laisse enfin la place
Fusion de lave qui pas notre peau coule
De loin fera un peu peur à la foule
Mais ceux qui savent nous seront fidèles
Ni eux ni nous ne sommes éternels
Laissez-vous caresser
Laissez-nous vous porter
Nous brûlerons des terres insouciantes
Où repousseront le poivre et la menthe
Nous porterons pieds nus sur les pierres
Les souvenirs du coeur du cratère
Forteresse à l'épreuve des balles
Héberger l'imprévu, apaiser les pagailles
Les douches sont froides, les pluies sont acides
Elles font jaillir des veines le vin de notre peine
De l'eau qui dort, des trésors dans nos peurs
Il y a de l'or, de l'or dans nos erreurs
Il y a des filons dans nos failles
Il y a de l'or, de l'or dans nos murailles
Si le plomb nous mange la cervelle
Courts-circuits en série sur nos vies parallèles
Rétablissons le courant, sauvons l'étincelle
Ni eux ni nous ne sommes éternels
Ni eux ni nous ni nous ni eux ne sommes éternels
Laissez-vous caresser
Laissez-nous vous porter
De l'eau qui dort, des trésors dans nos peurs
Il y a de l'or, de l'or dans nos erreurs
De l'eau qui dort, des trésors dans nos peurs
Il y a de l'or, de l'or dans nos erreurs
De l'eau qui dort, des trésors dans nos peurs
Il y a de l'or, de l'or dans nos erreurs
Forteresse à l'épreuve des balles
Héberger l'imprévu, apaiser les pagailles
Les mains tendues, nous saurons bien
Récolter dans nos peines le vin de notre peine
Il y a des filons dans nos failles
Il y a de l'or, il y a de l'or dans nos murailles
A brancher sa cervelle du plomb
Reliée à la masse plus de libre électron
L'alchimie prend naissance, cramer les résistances
Les gouttes de sueur ont forgé l'impatience
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